Nom botanique : Plantago lancéolata
Famille : plantaginacées
Description : Les feuilles des plantains sont disposées en rosette, s’étalant au sol ou pouvant se dresser. Le plantain lancéolé a des feuilles ovales allongées et étroites, appelées lancéolées, en forme de fer de lance. Elles peuvent s’étaler ou être entièrement dressées, selon les conditions de leur biotope. Elles sont caractérisées par cinq nervures parallèles épaisses et saillantes, se rejoignant à la pointe. Ces nervures lui ont donné son surnom d’herbe aux cinq coutures ou aux cinq côtes.

La longue hampe florale porte un unique épi à son sommet et pas de feuilles. Les étamines de couleur crème se détachent nues de l’épi par de fins filets tremblotants, disposées en couronne.
Etymologie : son nom latin vient de planta qui signifie la plante des pieds. Cela vient de l’aspect des feuilles de plantain moyen et grand, ovales, qui s’étalent au sol et donnent l’impression de plantes de pieds, mais on peut aussi y voir l’expression du fait qu’il s’agit d’une plante sur laquelle on marche sans s’en rendre compte et qui se plaque au sol à force de piétinement.
Répartition : dans le Dunkerquois comme en France, vous pouvez observer cette plante partout, elle est très commune. Dans le parc du LAAC, par exemple, la différence d’aspect se voit très bien entre la partie tondue fréquemment le long du canal où les rosettes sont plaquées au sol et très petites, aussi bien pour le plantain lancéolé que pour le plantain corne-de-cerf, tandis que dans les parties non fauchées, les feuilles ont la possibilité de s’allonger et prendre de la hauteur.
Usages : J’ai d’abord commencé par manger le plantain lancéolé avant de m’intéresser à ses propriétés médicinales. Les toutes jeunes feuilles au centre de la rosette ont un goût de champignon. Je les mettais à macérer dans la vinaigrette pour lui donner cette saveur particulière. Puis, j’ai consommé les plus grandes feuilles en pesto. Il est possible de consommer aussi les jeunes boutons floraux, à la poêle par exemple. Personnellement je n’aime pas trop, mais faites-vous votre propre idée. On peut aussi légèrement blanchir les feuilles, les hacher et les incorporer dans une omelette, ou toute autre préparation qui s’y prête.
Du côté de ses vertus médicinales, le champ d’action du plantain est très vaste. Mon propos ici n’est pas de vous en faire une liste exhaustive mais au moins de pointer les actions les plus intéressantes au quotidien. Tout d’abord, c’est une excellente plante pour la peau. Elle est connue par le public pour apaiser les piqures d’ortie mais dès l’antiquité elle était déjà utilisée pour soigner les problèmes de peau. Pour ma part, j’en fais un baume que j’utilise contre les piqures d’insectes et d’ortie, contre les petites plaies et les gerçures dont elle aide la cicatrisation, contre l’eczéma et les dermatites. En infusion et en sirop, on l’utilise en cas de toux, d’angine et bronchite. On peut appliquer des compresses trempées dans sa décoction sur les yeux irrités. C’est également un excellent antihistaminique efficace dans les allergies saisonnières.
Enfin, des recherches ont montré une efficacité de certains de ses composés dans le traitement de certains cancers.
Bref, c’est une plante qui mérite d’être connue et redécouverte.
Voici notre vidéo sur le plantain :